Sujet : mon 25e questionnaire: au moment que/où, monstres,à moi

Bonsoir à tous,

Excusez-moi de vous déranger toute la journée, mais c'est que j'ai maintes choses à vous dire.

1, Quelle est la différence de au moment où avec au moment que ?

2, Comment appelle-t-on les animaux, ou plutôt les monstres qui nous mangent, les hommes autrement dit. (Ce n'est pas carnivore dont il s'agit ici)

3, Faites-moi s'il vous plaît la distinction lorsque je dis un ami à moi et mon ami.

Une fois de plus, merci d'avance.

Re : mon 25e questionnaire: au moment que/où, monstres,à moi

Bonsoir Papy,

2. anthropophage adjectif et nom

Dernière modification par Valéry (16-01-2006 19:39:53)

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Re : mon 25e questionnaire: au moment que/où, monstres,à moi

Re-bonjour Papy.

  * au moment de ... au moment où ... au moment que ... : ces trois expressions sont correctes et admises. Elles ont un sens voisin (quand, lors, alors que, etc.) mais se construisent différemment.
  au moment de + nom ou  au moment de + infinitif : au moment du départ, au moment de partir.
  au moment où + indicatif : au moment où il partait.
  au moment que + indicatif est plus vieux et littéraire : au moment qu'il partait.

  attention : les locutions au moment où / que  et  du moment où et  du moment que ont des sens différents : du moment où = à partir de ... et du moment que = si, étant donné que ...

  * un ami à moi est incorrect, le complément de nom devant être introduit par la préposition de et non par à. Mais on ne dit pas un ami de moi, on dit un de mes amis, ou encore (un peu recherché) un mien ami. Le sens est très proche de mon ami, la nuance étant que je n'en ai peut-être qu'un seul.

Dernière modification par piotr (16-01-2006 19:31:52)

elle est pas belle, la vie ?

Re : mon 25e questionnaire: au moment que/où, monstres,à moi

piotr a écrit:

un mien ami. Le sens est très proche de mon ami, la nuance étant que je n'en ai peut-être qu'un seul.

Merci beaucoup, Piotr, pour cette explication.

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Re : mon 25e questionnaire: au moment que/où, monstres,à moi

Merci d'abord de vos réponses,

Mais, Piotr, j'ai vu écrire, et j'ai même entendu dire " un ami à moi", "une amie à nous", .... Comment alors ?

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Re : mon 25e questionnaire: au moment que/où, monstres,à moi

Bien sûr, Papy, on l'entend beaucoup. Moi-même, dans la conversation, j'utilise l'expression un pote à moi, un collègue à moi, mais c'est du langage familier et grammaticalement incorrect.
  Tu peux utiliser cette expression à l'oral, tu seras compris partout, mais évite de l'écrire, pour cette raison-là.

  Dans quelques dizaines d'années, cette expression passera peut-être pour correcte et admise (comme le on utilisé pour nous  wink ) , mais pas encore à ce jour.

Dernière modification par piotr (17-01-2006 11:38:15)

elle est pas belle, la vie ?

Re : mon 25e questionnaire: au moment que/où, monstres,à moi

Bonsoir à tous !
Pour ta deuxième question, nous n'avons pas à ma connaissance de mot spécifique en français pour désigner un animal qui mange les humains.

Nous avons bien 'anthropophage', mais on l'emploi uniquement pour parler d'humains qui mangent d'autres humains (synonyme : cannibale).

Sinon on a : contrôleur fiscal ...

Re : mon 25e questionnaire: au moment que/où, monstres,à moi

Il n'y a pas de terme unique en effet. On dit simplement mangeur d'hommes (un requin mangeur d'hommes, un tigre mangeur d'hommes...).
Attention à bien l'utiliser comme adjectif et non comme substantif : une mangeuse d'hommes, c'est autre chose... smile

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Re : mon 25e questionnaire: au moment que/où, monstres,à moi

Bounigne a écrit:

Nous avons bien 'anthropophage', mais on l'emploi uniquement pour parler d'humains qui mangent d'autres humains (synonyme : cannibale).

Désolé de te contredire, Bounigne, une fois n'est pas coutume, mais on n'utilise pas anthropophage uniquement pour les humains, ni cannibale uniquement pour les mangeurs de chair humaine. C'est presque le contraire.

  Anthropophage = mangeur d'homme : un tigre anthropophage, se dit d'un tigre qui a goûté la chair humaine (et probablement y  regoûtera) alors que ce n'est pas sa nourriture habituelle (davantage constituéee de grands herbivores que de grands omnivores).
  Cannibale = qui mange sa propre espèce : la mante religieuse, les scorpions, sont cannibales.

  Les hommes anthropophages sont donc également cannibales, mon cher Watson. Ce sont même les seuls, puisque les autres anthropophages ne sont pas cannibales, et les autres cannibales, pas anthropophages. Ouf !

Dernière modification par piotr (17-01-2006 21:46:14)

elle est pas belle, la vie ?

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Re : mon 25e questionnaire: au moment que/où, monstres,à moi

piotr a écrit:

Anthropophage = mangeur d'homme : un tigre anthropophage, se dit d'un tigre qui a goûté la chair humaine (et probablement y  regoûtera) alors que ce n'est pas sa nourriture habituelle (davantage constituéee de grands herbivores que de grands omnivores).

Excuse-moi, piotr, il est vrai qu'à l'origine grecque du mot, anthropophage ne veut dire que "mangeur d'homme" et n'exprime rien sur la nature du "mangeur" (homme ou animal).

Mais j'ai regardé dans mon Micro Robert (1998) et dans les anciens dictionnaires de l'Académie Française  qu'on peut trouver en ligne (de 1694 à 1932) et partout il est écrit que le terme ne "se dit que des Hommes" et non des bêtes...

Donc pourquoi inclure les animaux ? Tu t'appuies surtout sur le sens originaire ou est-ce que tu connais des sources ignorées par les dictionnaires ?

Ceci devient vraiment insignifiant. - Pas encore assez.

Re : mon 25e questionnaire: au moment que/où, monstres,à moi

Et pourquoi, s'il vous plaît, ne dirait-on pas du tigre mangeur d'hommes qu'il est anthropophage, puisque anthropophage signifie mangeur d'hommes ?
« Cela ne se dit que des hommes » permet de mettre à l'index les peuplades anthropophages, que l'on massacrera pour leur apprendre à respecter la vie humaine... Tandis que l'animal, lui,  innocent par nature peut déguster les petits enfants, comme le faisaient les cochons dans les fermes de nos ancêtres sans être criminel...

Hé bien, justement pas ! Les archives en témoignent : au XVe siècle, on jugea à Fécamp une truie qui avait dévoré un enfant. Elle fut exécutée, et son corps brûlé, car manger la truie eût été manger l'enfant, donc commettre le crime d'anthropophagie par ricochet.
Les mentalités évoluent : pour l'homme médiéval, l'animal pouvait être criminel, donc anthropophage.

Techniquement parlant, rien ne s'oppose à ce que l'on qualifie d'anthropophage un animal qui mange de la chair humaine : l'étymologie est pour, la syntaxe n'est pas contre...

Dernière modification par P'tit prof (17-01-2006 23:19:30)

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

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Re : mon 25e questionnaire: au moment que/où, monstres,à moi

TLFi :

Rem. Anthropophage semble ne s'appliquer qu'aux êtres humains (cf. Ac. 1878 et Ac. t. 1 1932). Noté cependant ds Lar. 19e, GUÉRIN 1892 et Nouv. Lar. ill., l'ex. : ,,le boa est un terrible anthropophage``.

L'exception confirme la règle.

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Re : mon 25e questionnaire: au moment que/où, monstres,à moi

piotr a écrit:

Désolé de te contredire, Bounigne, une fois n'est pas coutume, mais on n'utilise pas anthropophage uniquement pour les humains, ni cannibale uniquement pour les mangeurs de chair humaine. C'est presque le contraire.

Ne soyez pas désolé, piotr ! J'ai plusieurs fois modifié ma réponse car je ne savais pas si j'étais dans le juste.

Au départ j'avais proposé 'un animal anthropophage', au vu de l'éthymologie. Mais j'ai quand même fait l'effort de regarder dans mon dictionnaire, qui m'a conseillé de changer mon affirmation. Et en réfléchissant je me suis dit qu'effectivement, je n'avais jamais entendu parler d'animal anthropophage.

Mais en allant un peu plus loin, je n'ai jamais rencontré cette situation ... donc je n'ai jamais entendu la formule, ce qui ne signifie absolument pas qu'elle n'existe pas ! La preuve ...
En tout cas ma réponse a fait parler, c'est le principal ! smile

Donc anthropophage convient. Merci à tous wink

Dernière modification par Bounigne (18-01-2006 01:14:36)